Vous cherchez à identifier une maladie sur vos plants de tomates à partir de photos claires et fiables ? Ce guide visuel rassemble les symptômes les plus fréquents, avec des descriptions simples pour vous aider à reconnaître rapidement chaque problème. Vous y trouverez aussi les bons réflexes pour limiter les dégâts et protéger vos futures récoltes.
Comprendre les principales maladies de la tomate à partir de photos

Avant de traiter, il est essentiel de mettre un nom sur ce que vous observez sur vos tomates. En vous appuyant sur des photos types et des indices visuels précis, vous pouvez déjà distinguer la plupart des maladies courantes. Cela vous évite les erreurs de diagnostic et les traitements inutiles.
Comment reconnaître le mildiou de la tomate à partir des premières taches
Le mildiou apparaît souvent soudainement par temps humide, avec des taches brunes irrégulières sur les feuilles. Les photos typiques montrent un feuillage qui jaunit, se nécrose puis sèche complètement, parfois en quelques jours. Sur la face inférieure des feuilles, vous remarquez un duvet blanchâtre caractéristique, particulièrement visible le matin lorsque l’humidité est élevée. Les fruits présentent des zones brunes dures, enfoncées, qui s’étendent rapidement si rien n’est fait. Ces marques commencent généralement près du pédoncule avant de gagner l’ensemble du fruit.
Taches noires, brunes ou jaunes : différencier les maladies des taches foliaires
Sur les photos, les maladies des taches foliaires se traduisent par de petits points sombres entourés d’un halo jaune. Ces taches s’agrandissent, se rejoignent et finissent par faire tomber les feuilles prématurément. L’alternariose, par exemple, forme des cercles concentriques bien visibles qui ressemblent à une cible. La septoriose produit des taches plus petites, blanchâtres au centre avec une bordure sombre. Observer la forme, la couleur et la répartition des taches sur la plante permet déjà d’orienter le diagnostic vers l’une ou l’autre de ces maladies fongiques.
Maladies de la tomate et pourritures des fruits visibles en un coup d’œil
Certaines photos montrent des tomates avec une zone noire ou brune au niveau du dessous du fruit, signe fréquent de pourriture apicale. Cette affection n’est pas une maladie à proprement parler, mais résulte d’un manque de calcium lié à un arrosage irrégulier. D’autres images laissent voir des fruits ramollis, couverts de moisissures grises ou blanches, caractéristiques de pourritures fongiques comme le botrytis. Regarder où commence la lésion aide à distinguer les causes possibles : une pourriture qui démarre au pédoncule évoque plutôt une contamination extérieure, tandis qu’une atteinte au niveau de l’extrémité opposée suggère un problème nutritionnel.
Identifier les symptômes sur feuilles, tiges et fruits grâce à des repères visuels

Savoir précisément où et comment les symptômes apparaissent sur la tomate est la clé d’une bonne identification. Les feuilles, la tige et les fruits ne réagissent pas de la même façon selon la maladie ou le ravageur. En comparant vos observations aux descriptions et photos types, vous affinez nettement le diagnostic.
Feuilles de tomates abîmées : quels signes doivent vraiment vous alerter
Des feuilles qui enroulent, jaunissent ou se couvrent de marbrures peuvent révéler une maladie virale ou un stress. Sur les photos, on voit souvent des nervures encore vertes avec le reste de la feuille jauni, symptôme classique d’une carence en magnésium. Les mosaïques présentent un mélange de zones vert clair et vert foncé, évoquant des virus comme le virus de la mosaïque du tabac. Des trous, morsures ou galeries évoquent plutôt une attaque d’insectes que d’une maladie. Prêtez également attention au positionnement des symptômes : si les feuilles du bas sont touchées en premier, il s’agit souvent d’une carence en azote ou d’une maladie fongique qui remonte du sol.
Comment interpréter les taches, crevasses et déformations visibles sur les fruits
Des fruits craquelés ou marqués de cicatrices concentriques sont souvent liés à des variations d’arrosage plus qu’à une maladie infectieuse. Ces fissures superficielles apparaissent quand la plante reçoit brusquement beaucoup d’eau après une période sèche. À l’inverse, des taches circulaires bien délimitées, parfois avec des anneaux, pointent vers des maladies fongiques comme l’anthracnose. Les photos de référence permettent de comparer la forme, la régularité et la profondeur de chaque lésion. Un fruit qui reste vert par zones malgré sa maturité peut signaler une exposition inégale au soleil ou une attaque de punaises, qui laissent des zones décolorées autour de leurs piqûres.
Quand les tiges et le collet de la tomate montrent des symptômes inquiétants
Des photos de tiges brunies à la base, qui se pincent ou pourrissent, orientent vers des maladies du collet comme le pythium ou le rhizoctone. Une tige fendillée avec des stries sombres peut signaler une attaque bactérienne ou une fusariose, maladie qui obstrue les vaisseaux de la plante. Lorsque la plante flétrit alors que le sol est humide, il est souvent déjà trop tard pour la sauver, car le système vasculaire est compromis. Un collet noirci accompagné d’un flétrissement rapide indique généralement une fonte des semis ou une pourriture racinaire qui nécessite de retirer immédiatement le plant pour éviter la contamination des voisins.
Différencier maladies, carences et ravageurs sur tomates grâce aux photos
De nombreux jardiniers confondent maladies de la tomate, carences nutritives et dégâts d’insectes lorsqu’ils se basent uniquement sur l’aspect des feuilles. Or les traitements et les solutions sont très différents selon la cause. En apprenant à lire les photos dans le détail, vous évitez d’employer des produits inadaptés.
Comment savoir si votre tomate souffre d’une maladie ou d’une simple carence
Les carences se manifestent souvent de façon symétrique sur la plante, par un jaunissement progressif des feuilles les plus âgées ou les plus jeunes selon l’élément manquant. Les photos typiques montrent peu ou pas de taches nettes, mais plutôt une décoloration diffuse ou des nervures plus marquées. Par exemple, une carence en azote jaunit d’abord les feuilles basses, tandis qu’une carence en fer touche les jeunes pousses qui deviennent chlorotiques. Une maladie, au contraire, crée souvent des zones atteintes plus localisées, asymétriques et évolutives, avec des taches qui s’agrandissent jour après jour.
| Symptôme | Carence probable | Maladie probable |
|---|---|---|
| Jaunissement uniforme des vieilles feuilles | Azote | Peu probable |
| Taches brunes avec halo jaune | Peu probable | Maladie fongique |
| Nervures vertes, limbe jaune | Magnésium ou fer | Peu probable |
| Pourriture noire à l’extrémité du fruit | Calcium | Peu probable |
Quelles différences visuelles entre maladies de la tomate et attaques d’insectes
Sur les clichés d’attaques d’insectes, on repère des morsures nettes, des trous ou des galeries, parfois accompagnés de petites crottes noires. Les chenilles laissent des découpes irrégulières sur les bords des feuilles, tandis que les limaces créent des trous plus larges avec des traces de bave brillante. Les maladies fongiques ou bactériennes produisent plutôt des taches, nécroses ou pourritures sans découpe franche du tissu. Observer de très près la surface de la feuille ou du fruit aide à faire cette distinction essentielle : si vous voyez des insectes, leurs larves ou leurs déjections, le diagnostic est immédiat.
Photos de pucerons, acariens et aleurodes sur tomate : apprendre à les reconnaître
Les pucerons se voient en groupes serrés sur les jeunes pousses, souvent accompagnés de feuilles déformées ou collantes à cause du miellat qu’ils sécrètent. Leur couleur varie du vert au noir selon les espèces. Les acariens sont plus discrets, mais les photos montrent un feuillage grisé, finement ponctué, comme poussiéreux, avec parfois de fines toiles visibles entre les feuilles. Les aleurodes, petites mouches blanches, s’envolent en nuée dès que vous touchez la plante, laissant parfois un miellat brillant sur les feuilles inférieures. Ces trois ravageurs affaiblissent la plante et peuvent transmettre des virus, d’où l’importance de les identifier rapidement pour intervenir.
Prévenir et traiter les maladies de la tomate à partir d’un bon diagnostic
Une fois la maladie de la tomate identifiée grâce aux photos et aux symptômes, vous pouvez choisir les actions les plus adaptées. L’objectif est de limiter la propagation, protéger les autres plants et éviter de revivre la même situation les saisons suivantes. De simples gestes préventifs font souvent la différence.
Quels gestes adopter dès les premiers signes de maladie sur vos tomates
Dès que vous repérez des taches suspectes, isolez si possible les plants les plus atteints et retirez les feuilles malades en les coupant proprement avec un sécateur désinfecté. Évitez d’arroser le feuillage et préférez un arrosage au pied, le matin, pour limiter l’humidité résiduelle qui favorise le développement des champignons. Nettoyer régulièrement vos outils et vos tuteurs réduit aussi les risques de propagation d’une maladie fongique ou bactérienne. Si une plante est très atteinte, il vaut mieux la retirer complètement du potager et la détruire plutôt que de la composter, pour éviter de contaminer le tas de compost.
Stratégies de prévention au potager pour limiter les maladies de la tomate
Alterner les cultures, espacer suffisamment les plants et éviter toujours de cultiver les tomates au même endroit chaque année sont des bases importantes. Une rotation sur trois ou quatre ans permet au sol de se régénérer et réduit la pression des pathogènes. Des photos de potagers bien aérés montrent des rangs dégagés, sans feuillage au contact du sol, avec des distances d’au moins 60 centimètres entre chaque pied. Choisir des variétés de tomates résistantes au mildiou ou aux maladies foliaires renforce naturellement la santé des plantes. Enrichir le sol en compost mûr et pailler le pied des tomates limite aussi les éclaboussures de terre porteuses de spores lors des pluies.
Quand faut-il envisager un traitement contre les maladies de la tomate
Si malgré vos précautions les symptômes s’aggravent, des traitements préventifs ou curatifs peuvent être envisagés, en restant mesuré. Les produits à base de cuivre, comme la bouillie bordelaise, sont utilisés contre le mildiou mais avec prudence car le cuivre s’accumule dans le sol. Les décoctions de prêle ou d’ortie renforcent les défenses naturelles des plants et peuvent être pulvérisées préventivement. Le bicarbonate de soude dilué aide à freiner certaines maladies fongiques sans toxicité pour l’environnement. En cas de doute, comparez à nouveau vos photos avec des sources fiables et demandez conseil auprès d’un jardinier expérimenté ou d’une association avant toute intervention lourde.
Reconnaître les maladies de la tomate grâce à des photos détaillées vous permet d’agir vite et avec précision. En combinant observation attentive, prévention régulière et interventions ciblées, vous maximisez vos chances de récolter des tomates saines tout au long de la saison. Un diagnostic juste est toujours la première étape vers un potager résilient et productif.
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